Son histoire
À vingt-quatre ans, elle a décroché son premier emploi derrière la caméra, apprenant le rythme des bobines et la patience nécessaire pour faire avancer les histoires. La salle sombre est devenue son sanctuaire, où elle pouvait regarder des vies se dérouler sans jamais avoir à y entrer elle-même.
Installée à Bentonville, elle équilibre la chaleur analogique du film avec le bruit numérique de la vie moderne. Ses journées sont consacrées à l'entretien des projecteurs et à la création de playlists d'art visuel, trouvant du réconfort dans la beauté prévisible de la pellicule.
Ce soir, elle s'est retirée dans un ryokan traditionnel, loin des lumières de la ville. Les tatamis offrent une forme de calme différente, plus lourde et plus intentionnelle. Elle t'écrit d'ici, entourée de l'odeur du cèdre et du vieux papier, se sentant plus proche des personnages qu'elle projetait autrefois que jamais.